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La campagne de pub 2011 de France Nature Environnement

publié le 10 mars 2011 à 15:02 par Mariobrosse Mariobrosse   [ mis à jour : 10 mars 2011 à 15:13 ]

Face au raz de marée de polluants, FNE a décidé de lancer une campagne portant sur trois fléaux majeurs que sont les importations d'OGM, les algues vertes et les pesticides.

Soutenez la campagne et allez sur leur site pour en apprendre davantage.
Les images sont la propriété de FNE.











Film documentaire "Notre poison quotidien"

publié le 10 mars 2011 à 14:01 par Mariobrosse Mariobrosse   [ mis à jour : 10 mars 2011 à 15:00 ]

Après ''le monde selon Monsanto'',

'‘Notre poison quotidien''

diffusé le 15 mars 2011 à 20h40 sur ARTE


Osons prendre vraiment conscience de ce que nous mangeons ... Information très intéressante !

J'ai le plaisir de vous informer que mon film "Notre poison quotidien "sera diffusé le 15 mars sur ARTE, à 20 heures 40. Le même jour mon livre éponyme sera dans les librairies ainsi que le DVD. Je commence aujourd'hui une série de papiers qui vont expliquer la démarche que j'ai suivie pour réaliser cette longue enquête qui m'a conduite dans six pays européens (France, Italie, Allemagne, Suisse, Grande Bretagne, Danemark), aux États Unis, au Canada, au Chili, et en Inde.

Pourquoi cette enquête ? Alors que je travaillais sur le passé et le présent peu glorieux de Monsanto et que je découvrais comment depuis sa création au début du XXème siècle la firme n'a cessé de cacher la haute toxicité de ses produits, je me suis posé trois questions:

- Est-ce que le comportement de Monsanto constitue une exception dans l'histoire industrielle ?

- Comment sont réglementés les 100 000 molécules chimiques qui ont envahi notre environnement depuis la fin de la seconde guerre mondiale ?

- Y-a-t il un lien entre l'exposition à ces produits chimiques et "l'épidémie de maladies chroniques évitables" que l'Organisation mondiale de la santé OMS) a constatée surtout dans les pays dits "développés" (les termes que j'ai mis entre guillemets sont ceux utilisés par l'OMS) ?

Consciente que le champ d'investigation était très vaste, j'ai décidé de ne m'intéresser qu'aux seuls produits chimiques qui entrent en contact avec notre chaîne alimentaire du champ du paysan (pesticides) à l'assiette du consommateur (additifs et plastiques alimentaires).

Avant d'entreprendre mon nouveau tour du monde, j'ai réalisé un long travail de recherche préparatoire qui a consisté à lire de nombreux livres (une centaine, essentiellement anglophones), rapports, études scientifiques et j'ai rencontré des experts (toxicologues, biologistes, représentants des agences de réglementation), soit directement lors de rendez-vous personnels ou lors de colloques spécialisés. J'ai aussi consulté les archives d'organisations internationales comme l'OMS ou le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) qui dépend de la première. Des infos ici.

Marie-Monique robin. 


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Et pour s'en convaincre...

Le texte ci-dessous, consacré à "la tarte aux cerises de supermarché", a été rédigé par Claude Bourguignon, un ingénieur agronome qui travailla à l'INRA, avant de quitter l'honorable maison pour cause de désaccord. Spécialiste de la microbiologie des sols, c'est lui qui démontra, pour la première fois, que les sols cultivés à grand renfort d'engrais chimiques et de pesticides, étaient biologiquement ... morts. Tout ce qui fait la vie, et donc la qualité des terres, à savoir les populations microbiennes et fongiques, est détruit par les produits chimiques, conduisant à une perte des nutriments et à l'érosion des sols. Membre de la Société américaine de microbiologie – en France, il n' y a plus aucune chaire de microbiologie des sols, y compris à l'INRA! - Claude Bourguignon a créé avec sa femme le Laboratoire d'analyse micro-biologique des sols, qui intervient dans de nombreux pays, pour aider les agriculteurs à retrouver la fertilité de leurs sols.


La "Recette de la tarte aux cerises"

Voici, la liste des produits chimiques utilisés pour la fabrication d'une tarte aux cerises de supermarché, depuis le champ de blé jusqu'à l'usine agroalimentaire. Bon appétit!

Histoire de la Pâte

Pour obtenir la farine, les grains de blé ont été enrobés d'un fongicide avant semis.

Pendant sa culture, le blé a reçu de 2 à 6 traitements de pesticides  selon les années, 1 traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d'éviter la verse et 1 dose importante d'engrais: 240 kg d'azote, 100 kg de phosphore et 100 kg de potassium à l'hectare, tout de même ! Le blé moissonné, dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfide de carbone, puis arrosés au chlopyriphosméthyl.

Pour la mouture, la farine reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l'acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l'amylase. Ensuite, il faut faire lever la pâte. La poudre levante est traitée au silicate de calcium et l'amidon est blanchi au permanganate de potassium. Pas de pâte sans corps gras. Ceux-ci reçoivent un antioxydant (pour éviter le rancissement) comme l'hydroxytoluène de butyl et un émulsifiant type lécithine.

Histoire de la Crème

La crème sur laquelle vont reposer les cerises se fait avec des œufs, du lait, et même de l'huile.

Les œufs proviennent d'un élevage industriel où les poules sont nourries avec des granulés contenant

- antioxydants (E300 à E311),

- arômes,

- émulsifiants: alginate de calcium,

- conservateurs : acide formique,

- colorants : capsanthéine,

- agents liants: lignosulfate

- et enfin des appétants : glutamate de sodium, pour qu'elles puissent avaler tout ça

Elles reçoivent aussi des antibiotiques, bien entendu, et surtout des anticoccidiens. Les œufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l'acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.

Le lait provient d'un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques :

- antibiotiques : flavophospholipol (F712) ou monensin-sodium (F714)

- antioxydants : ascorbate de sodium (F301), alphatocophérol de synthèse (F307), buthyl-hydrox-toluène (F321) ou éthoxyquine (E324),

- émulsifiants : alginate de propylène-glycol (F405) ou polyéthylène glycol (F496),

- conservateurs : acide acétique, acide tartrique (E334), acide propionique (F280) et ses dérivés (F281 à E284),

- composés azotés chimiques : urée (F801) ou diurédo-isobutane (F803),

- agents liants : stéarate de sodium,

- colorants : F131 ou F142

- et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout ça, comme le glutamate de sodium.  

Les huiles, quant à elles, ont été :

- extraites par des solvants comme l'acétone,

- puis raffinées par action de l'acide sulfurique,

- puis lavage à chaud,

- neutralisées à la lessive de soude,

- décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium

- et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc.

- Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.  

La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des stabilisants comme l'acide alginique (E400).   

Histoire des Cerises

(complété d'apres des éléments de "Aromatherapie" Jean Valnet 1990, Maloine)

Les cerisiers ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années. Les cerises sont :

- décolorées à l'anhydride sulfureux

- et recolorées de façon uniforme à l'acide carminique ou à l'érythrosine.

- Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d'aluminium

- et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202).

Elles sont enfin enduites d'un sucre qui provient de betteraves qui, comme les blés, ont reçu leur bonne dose d'engrais et de pesticides. Ce sucre est extrait par :

- défécation à la chaux et à l'anhydride sulfureux,

- puis décoloré au sulfoxylate de sodium,

- puis raffiné au norite et à l'alcool isopropylique.

- Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.   

Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est nécessaire d'ajouter un parfum artificiel alimentaire. Ce parfum est une recréation synthétique du goût et de l'odeur à partir d'éléments artificiels issus de la chimie du pétrole aux prix de revient extrêmement faibles- par économie d'échelle - en comparaison du parfum naturel de fruit.   

L'exemple développé est ici la cerise, mais de tels composés servent à recréer aussi bien des parfums artificiels de fraise, d'ananas, de framboise, de miel, de caramel, de muguet.. etc. 

Le parfum artificiel de cerise se compose donc des molécules synthétiques (donc à la stéréochimie inversée) suivantes :

- acétate d'ethyle

- acéthyl méthylcarbinol

- butyrate d'isoamyle

- caproate d'ethyle

- caprylate d'isoamyle

- caprate d'éthyle

- butyrate de terpenyle

- geraniol

- butyrate de geranyl - acétylacétate d'ethyle

- heptanoate d'ethyle

- aldéhyde benzoique

- aldéhyde p-toluique

- vanilline

- essence artificielle d'amande amère SAP

- essence artificielle de girofle Bourbon

- essence artificielle de cannelle Ceylan

- essence de lie de vin.


Pour ceux qui préfèrent la tarte aux pommes...


La recette de la tarte aux pommes



Consommer biologique et écologique, c’est non seulement se préserver mais c’est surtout préserver la planète. Qu’allons-nous laisser à nos enfants ? Quels exemples leur donnons nous ? Donnons le bon exemple : favorisons les produits locaux qui respectent l’environnement (marchés, magasins spécialisés, réseaux de consommateurs…). Mais cela ne s’arrête pas à l’alimentation ; consommons intelligent, local et écologique en achetant des produits équitables, qui respectent l’environnement et les hommes. Nous pouvons choisir à 100% des produits écologiques et responsables pour tous nos besoins quotidiens et autres car ils existent dans tous les domaines … et recyclons.

Notre pouvoir est dans nos choix de consommation…

Alors utilisons-le et consom’acteurs responsables soyons !

Les crises alimentaires à venir et les petits producteurs

publié le 10 mars 2011 à 13:55 par Mariobrosse Mariobrosse


Ce 8 mars 2011, Olivier De Schutter  - Rapporteur Spécial des Nations Unies pour le Droit à l'Alimentation a présenté son nouveau rapport « Agroécologie et droit à l'alimentation »  devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève.

Fondé sur un examen approfondi des plus récentes recherches scientifiques, ce rapport démontre que les petits agriculteurs peuvent doubler la production alimentaire dans les régions vulnérables en recourant à des méthodes de production écologiques. Le rapport appelle donc les États à entamer un virage fondamental en faveur de l'agroécologie comme moyen de garantir leur sécurité alimentaire et de répondre aux défis du changement climatique et de la pauvreté rurale.

« La réussite de cette transition agro-écologique dépendra de notre capacité à apprendre plus vite des innovations récentes, à diffuser largement les découvertes et à soutenir les agriculteurs et leurs organisations», a déclaré Olivier De Schutter au moment de présenter son rapport.


La suite ici.

Film documentaire "Small is Beautiful"

publié le 7 mars 2011 à 21:09 par Mariobrosse Mariobrosse   [ mis à jour : 7 mars 2011 à 22:15 ]

En collaboration avec le cinéma associatif: Bonne - Garde
20 rue du frère Louis - NANTES - Tram ligne 2 - arrêt Pirmil

le jeudi 31 mars à 20h  film documentaire
"Small is beautiful"
réalisé par Agnès Fouilleux en 2010



Débat:
"La crise de l'agriculture productiviste"

Avec la participation et les témoignages de paysans en AMAP
.


Synopsis du film:


Au delà des discours et des bonnes volontés politiques affichées, les conséquences de l’évolution de notre agriculture sont là : malbouffe, dégâts environnementaux irréversibles, conséquences sociales ...

Le constat de la mise à mal des quatre éléments fondamentaux qui assurent la souveraineté alimentaire à venir : l’eau, la terre, les semences, et la biodiversité est aujourd’hui alarmant. Le film d’Agnès Fouilleux nous révèle pas à pas les mécanismes et les enjeux de la mondialisation et de la financiarisation de l’agriculture, face auxquels des résistances commencent à apparaître.


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BIOCOOP souligne le paradoxe des décisions politiques prises en matière d’agriculture biologique et d’environnement

publié le 21 févr. 2011 à 22:59 par Mariobrosse Mariobrosse

Communiqué de presse
Paris, le 17 février 2011


En cette période où l’agriculture est à l’honneur

et où l'environnement est une préoccupation gouvernementale,

BIOCOOP souligne le paradoxe des décisions politiques prises en matière

d’agriculture biologique et d’environnement.

Mi -  décembre 2010, le parlement adopte la loi de finances 2011 qui prévoit une réduction de moitié du crédit d’impôts accordé aux agriculteurs bio ! Par cette décision, le gouvernement favorise ouvertement l’agriculture industrielle et les agrocarburants.

 Avant l’ouverture du Salon de l’Agriculture, Biocoop déplore l’incohérence de cette mesure gouvernementale face :

  • Aux objectifs fixés précédemment par le gouvernement lui-même dans le cadre du Grenelle 2 (6% de la SAU française en bio pour 2012 !)
  • A des citoyens qui sont davantage nombreux à plébisciter le développement d’une agriculture biologique pour de meilleures pratiques environnementales (4 français sur 10 déclarent consommer bio au moins une fois par mois.)*

 

 

* Baromètre 2010 – Dossier de presse Agence Bio


 

En effet, depuis le 1er janvier 2011, le montant maximal du crédit d’impôts accordé aux agriculteurs biologiques n’est plus que de 2000 euros forfaitaires au lieu de 4000 !

Signe incontestable du soutien marqué par le gouvernement à l’agriculture industrielle au travers du budget alloué à la filiale agrocarburants (196 millions d’euros).

 


 

Le gouvernement argue que les aides européennes compenseront la baisse du crédit. Cependant, comme la FNAB, Biocoop « juge que les budgets affectés par l’Union Européenne seront insuffisants ; que les plus petites exploitations seront pénalisées ; et que les conversions pour 2012 risquent d’être divisées par 2 » !

Biocoop, premier réseau de magasins bio en France, s’engage pour le développement de l’agriculture biologique en France depuis près de 25 ans.

Producteurs agricoles, dirigeants de magasins, salariés et consommateurs, tous membres coopérateurs du réseau, militent pour la défense d’une citoyenneté responsable et invitent les citoyens à s’interroger sur les choix contradictoires de l’état français.


Plus d’informations :

 

FNAB : http://www.fnab.org/index.php?option=com_content&view=article&id=53:credit-dimpot-biologique&catid=7:politiques-agricoles&Itemid=16

 

Campagne France Nature Environnement : www.fne.asso.fr

 

Site Biocoop : www.biocoop.fr

Contact presse : Mélanie Koronko - 01 44 11 13 67 - m.koronko@biocoop.fr


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